Le temps est compté, mais je ne sais pas en quelle unité. Jours, semaines, mois, années ? Une chose est sure, c'est que je donnerais tout pour te garder.
Mon grand-père, ma force, ma fierté. Je ne sais pas comment je vais supporter. Ni même comment j'ose y pensé. Egoïste d'imaginer. Utopiste d'esquivé. Je dois faire face à la réalité en essayant de ne pas trop me projeter. Pleurer. M'effondrer. Paniquer.
Je donne le meilleur de moi-même, je suis présente, aimante et souriante. Apparence heureuse. Mais au fond, je me laisse bouffer par cette atrocité. Cette putain de maladie, que tu n'as pas méritée.